Site officiel de la commune de HOUX
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 LA SEIGNEURIE

Les seigneurs

La famille de Houx, seigneurs du lieu, est mentionnée dans les cartulaires des établissements religieux de la région au 13ème siècle : Simon (1226), Guillaume (1270), Perrin, Pierre et Jeanne de Houx (1285). Le cartulaire de Béatrice de Montfort rédigé vers 1230 indique que Simon, seigneur de Houx est premier vassal des seigneurs d’Epernon. Son écu, écartelé aux 1 et 4 de six feuilles de houx a inspiré le choix du blason communal.

 

Dès la fin du 14ème siècle et pendant toute la durée du siècle suivant, la seigneurie de Houx est entre les mains de la famille de Cintray. Puis, au 16ème siècle, la terre seigneuriale passe, par alliance, successivement entre les mains des familles Lestandard, Le Vovier, puis de Boulehart.

 

Le 9 août 1625, Prégent de Gillain, chevalier, seigneur de Boisguillaume, près de Mortagne au Perche, héritier d’Esther de Boulehart, sa mère, cède pour 33 000 livres, la terre et seigneurie de Houx, à Michel de Champront, seigneur de Hanches, Conseiller du Roi en son Conseil d’Etat, Président es enquêtes du Parlement de Paris.

 

La seigneurie consiste alors en une maison seigneurialle close à fossez, basse court où il y a un pressoir banal, jardins et avec prez closturés. Et avec haulte justice, moyenne et basse en toute l’estendue et sur tous les subjects d’icelle et tous droicts qui ayent à justice moyenne et basse. Droit de pourvoir aux offices de bailly, procureur fiscal, greffier. Et avec cens, rentes, poulles et chappons, vassaulx et arrières vassaulx, terres labourables et non labourables, avec prez, vignes, bois taillis, aulnayes, bois en garenne, rivière en garenne, moulin bannal.

 

Le 26 janvier 1697, Marie Anne de la Trémoille, marquise de Royan et duchesse de Châtillon, arrière petite-fille de Michel de Champront, vend les seigneuries de Houx, Hanches et Morville, ainsi que les fiefs de la Tourneuve, la Billardière et le Bois de Hanches, à Joseph Jean Baptiste Fleuriau, chevalier, seigneur d’Armenonville et autres lieux, Conseiller d’Etat et Intendant des Finances de France, futur Garde des Sceaux, pour une somme de 125 000 livres.

Joseph Jean Baptiste Fleuriau (1661-1728) dit Fleuriau d'Armenonville, chevalier d'Armenonville, intendant des finances de France (tableau d'après H,Rigaud- 1706 -Château de Versailles)

Son fils, Charles Jean Baptiste Fleuriau, comte de Morville, Ministre des affaires étrangères du jeune Louis XV et membre de l’Académie Française, fait édifier le château de Morville à Hanches et transforme l’ancienne maison seigneuriale du lieu en dépendances du château. C’est à cet endroit que s’exercera jusqu’en 1790 la justice seigneuriale des villages rattachés au domaine.

 

En 1789, lorsque s’annonce la Révolution, les seigneuries dépendantes du domaine de Morville sont, depuis 20 ans, entre les mains du vicomte Jean François de la Rochefoucauld, marquis de Surgères, petit fils du Comte de Morville. Le 2 septembre 1791, Ambroise Polycarpe de la Rochefoucauld, duc de Doudeauville et sa sœur la Comtesse de Durtal, enfants et héritiers du vicomte, vendent pour 152 000 livres la ci-devant seigneurie de Houx, ainsi que la ferme des Granges de Hanches, à Clément François Philippe de Bellefaye, écuyer et ancien fermier général, l’un des principaux créanciers de leur père.

Charles Jean-Baptiste Fleuriau (1686-1732) dit Fleuriau de Morville, comte de Morville, ministre des affaires étrangères (anonyme 1723 - Château de Versailles)
L’ancienne ferme seigneuriale de Morville (commune de Hanches), lieu d’exercice de l’administration seigneuriale

La seigneurie

En 1714, outre les bâtiments (ferme, pressoir et moulin banals), la seigneurie de Houx comprend, selon l’aveu et dénombrement rendu le 20 juin par Fleuriau d’Armenonville au Duc d’Antin, seigneur du duché d’Epernon :

 

Le domaine seigneurial :

 

Un grand jardin appellé la Borde, assis proche et devant ledit manoir seigneurial, cy devant anciennement clos de murs (situé à l’angle des actuelles rues de l’Aqueduc et de la Mairie).

 

Le Grand Aulnay contenant 5 arpens, tant aulnoys, que prez, assis derrière ladite maison seigneurialle et ledit canal (lieudit actuel « la Pâture »).

La ferme seigneuriale de Houx et le « Grand Aulnay », d'après le plan cadastral de 1830

14 arpens ou environ de prez, en plusieurs pièces, faisant partie de 20 arpens, le surplus ayant esté pris pour la construction dudit canal et les digues. Le tout assis en la prairie de Houx, au lieu appellé les Grands et Petits Prez. Le canal passant tout à travers desdites pièces.

 

7 quartiers de vignes assis au dessus de la cave du château, vulgairement appellée la Vigne de la Croix. D’un costé, le chemin de Houx à Espernon et d’un bout le chemin de Houx au Parc (appellation actuelle « la Cavée »).

 

3 quartiers de vignes au champtier des Mantes. D’un bout, le chemin de Houx au Parc. Lesquelles vignes, les habitans sont tenus de vendanger à corvée pour mondit seigneur advouant, en les nourrissant.

 

Un arpent de terre, cy devant planté en vignes et cy devant appellé les Pointes. D’un boust, le chemin de Houx à Espernon.

 

Une garenne appellée la Garenne de Houx contenant 7 à 8 arpents ou environ (de bois).

 

Le Bois du Luteau, d’une contenance de 25 arpents pour la partie située sur la seigneurie de Houx. Acquis des chanoines de St-André de Chartres en 1562.

 

14 muids de terres labourables ou environ (168 arpents) scitués en plusieurs champtiers et réages, scis et scituez en ladite seigneurie de Houx, dans lequel domaine est compris et confondu un fief qui fut et appartint aux chanoines de St-André de Chartres.

 

Les droits seigneuriaux :

 

Le moulin bannal auquel tous les habitans sont tenus d’aller moudre leurs grains, à peine de confiscation de la farine et d’amende. Le meunier dudit moulin de Houx a droit d’aller, tant dans la ville d’Espernon, que dans toute l’estendue dudit duché, touttes fois et quantes que bon lui semble. Pour raison duquel droit, ledit seigneur advouant est obligé de payer à la recette du duché dudit Espernon, six septiers de bled bon méteil.

 

Le droit de pressoir bannal sur toutes les vignes scitués dans la paroisse de Houx, y compris celles appellées Chapuiseau.

 

Le droit de four bannal en ladite seigneurie.

 

Les droits de verrat et taureau banals.

 

Un droit de champart à la douzième gerbe à prendre sur tous les grains croissants sur les terres appelées les Genêts et une autre pièce appellée les Pointes, qui peut valoir par chacun an 5 septiers de grains ou environ.

 

Le droit de pesche, tant dans ledit canal, ancienne rivière, fossez coulans et morts fossez, à commancer joignant la seigneurie du Prieuré de Moineaux, en descendant, passant par le long du vilage dudit Houx, dans les prez et aulnays dudit lieu de Houx et commune de Voise, au dessous de la chapelle de St-Mammert.

 

Toute justice haute, moyenne et basse sur toute l’estendue de ladite paroisse de Houx et sur toute la commune de Voise. Avec droit de fourche patibulaire (gibet) que ledit seigneur advouant a droit de faire planter au dessus de la Vallée à la Gousse, abutant sur le chemin de Houx au Parc.

 

Les droits d’ajusts et mesures, confiscation, aubaine, deshérance, espanes, forfaicture, chantelage, rouage, persage, forage et bornage, avec droit de mets de mariage.

 

Plus ledit seigneur a droit de percevoir par chacun an, sur la prévosté dudit Espernon 20 solz payable le jour Saint-Rémy.

 

Les censives :

 

Ce terme désigne les terres des particuliers situées dans le ressort de la seigneurie et au titre desquelles les propriétaires doivent verser chaque année le cens, redevance en argent ou en nature :

 

Les seigneurs de Houx perçoivent à ce titre 95 livres ou environ de menus cens, avec 72 poules ou environ de censives, par chacun an, payables, scavoir, l’argent, le jour de St-Léger et les poulles, le jour de St-Estienne, lendemain de Noël, au lieu d’une plus grande censive portée par les anciens adveux, attendu que les maisons, jardins et héritages appartenant à divers particuliers ont esté pris pour la construction du canal du Roy.

 

La seigneurie de Houx est soumise à la coutume de Montfort l’Amaury et relève en plein fief, foi et hommage, rachat et cheval de service du duché d’Epernon.

 

 

Les vassaux :

 

Le sieur curé de Houx tient en plain fief, foy et hommage comme dessus, suivant ladite coutume de Montfort, toutes les dixmes, tant grosses que menues, qu’il a droit de prendre et lever sur tous les habitans, terres, vignes et autres héritages de la paroisse dudit Houx, à l’exception des héritages appartenant audit seigneur advouant de tout son domaine, sur lesquels ledit sieur curé n’a aucun droit de dixme. Et pour le proffit de fief, lors de la mort et mutation de chaque curé, est deub audit seigneur une année de revenu du total de toutes lesdittes dixmes.

 

Le seigneur de Gas, au titre de 7 quartiers et demi de prés situés dans la vallée de Beauveau.

 

Le prieur de Saint Laurent de Moineaux, pour 6 quartiers et demi de prés situés aux Grands Prés de Houx.

 

Le seigneur de Bouglainval, au titre notamment de 10 muids (120 arpents) de terres labourables, 4 septiers de terres en garennes à lapins et 15 setiers de blé de rente situés au terroir de Bouglainval, ainsi que les droits de champart et 37 setiers d’avoine de rente perçus au titre du fief de la Touche.

 

 

Source: Philippe ROGER

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