Site officiel de la commune de HOUX
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L'Eglise et ses alentours

La fondation de l'église St-Léger

 

L’église de Houx, dédiée à St-Léger, évêque d’Autun martyrisé au 7ème siècle, a été fondée par les chanoines du Chapitre de Notre-Dame de Chartres, avec l’appui des seigneurs de Houx. La construction originelle peut être datée du 12ème siècle, ainsi qu’en témoigne la subsistance de baies romanes réalisées en pierre de Germonval (Gallardon).

St-Léger, patron de la paroisse (retable, huile sur bois –17ème s)

En raison de cette fondation, les chanoines percevaient la moitié des grosses dîmes tant de grains que de vins (1480) et avaient droit de présentation, c’est à dire choisissaient le curé. Les seigneurs de Houx, quant à eux, bénéficiaient de l’autre moitié de ces dîmes (1497). En 1537, après une série de procès avec le curé, le chapitre abandonne à ce dernier le quart des grosses dîmes. En 1570, un arrêt du Parlement de Paris rétablit le Chapitre dans son droit de percevoir la moitié des grosses dîmes de la paroisse.

 

Au 17ème siècle, à la suite de l’augmentation de la portion congrue décidée par l’autorité royale, le chapitre préférera finalement abandonner ses dîmes au curé. Le seigneur de Houx faisant de même.

 

 

Les cultes de St-Fiacre et de St-Vincent

 

En 1631, les registres paroissiaux mentionnent pour la première fois l’existence d’une confrérie de St-Fiacre dédiée au saint-patron des paysans et jardiniers. Au 19ème siècle, la dévotion au culte de St-Fiacre remplacera celle de St-Léger. Une fête patronale qui perdurera jusque dans les années 1950 lui est dédiée. Elle marquait traditionnellement la fin des moissons (30 août).

St-Fiacre (retable, huile sur bois –17ème s)
La bannière patronale (offerte par Pierre Paul Prévost, cultivateur et conseiller municipal, vers 1830)

St-Vincent, saint-patron des vignerons est le troisième personnage honoré dans l'église de Houx, ainsi qu'en témoigne encore une statue datant du 19ème siècle. A la fin de ce siècle-là, la vigne occupe en effet tous les coteaux qui dominent le village et ses alentours (49 hectares en 1860). La plupart des habitants, même les plus modestes, possèdent leur lopin de vigne. L'arrivée de maladies nouvelles en provenance d'Amérique (mildiou, oïdium et phylloxéra) finiront par provoquer la disparition complète du vignoble.

 

 

La charité des pauvres

 

En 1756 s'éteint au presbytère, Maître Jean Trassard, curé de Houx, après quarante années passées au village. Il lègue la majeure partie de ses biens meubles pour le soulagement des pauvres et surtout les pauvres malades de sa paroisse, émettant le vœu que le produit de leur vente soit affecté à la réalisation d’une fondation. En 1757, le Parlement de Paris ordonne qu’un capital de 4 000 livres, négocié entre les habitants et les héritiers de l’abbé, soit placé en une rente assise sur les revenus du Roi. L’année suivante, un nouvel arrêt du Parlement institue une Charité des Pauvres et réglemente son fonctionnement: Un procureur de charité, élu par les habitants, disposera chaque année d’une somme de 200 livres pour soulager les nécessiteux du village. La désignation des bénéficiaires sera confiée au curé. Cette institution précurseure de l'action sociale communale perdurera jusqu’au début du 19ème siècle.

 

En 1756, afin d’abriter les fonds et titres de la Charité des Pauvres et ceux de la fabrique paroissiale chargée de l'administration des biens de l'église, les habitants décident de faire installer dans l’église un coffre fort de bois garny de fer qui sera enclavé avec des harpons de fer scellés en bon ciman et en plâtre dans l’épaisseur du mur du chœur.

L'ancien presbytère, peu avant sa démolition. L’écurie devenue mairie, l’habitation devenue école (croquis de Léopold Brex, instituteur – 1868 – Archives départementales d'Eure et Loir)

La Révolution et ses suites

 

En 1794, après le départ de Louis Challine, dernier curé de Houx, la municipalité doit envoyer la cloche au district de Chartres pour être y être fondue. La grille du chœur, la grille d’entrée et la croix en fer du cimetière, ainsi que la croix et le coq du clocher subissent le même sort.

 

Un comité révolutionnaire communal fait procéder à vente du mobilier de l'église afin de financer le rétablissement d'un pont. Il est condamné par le tribunal de district de Chartres à reverser le produit de la vente au budget communal. L’église, à présent désaffectée, est transformée en atelier de salpêtre.

 

Le presbytère, situé à l’emplacement de l’actuelle mairie-école, est vendu comme bien national, à deux particuliers. Il en est de même de la petite maison située au nord du cimetière, dévolue au bedeau.

 

La paroisse de Houx est finalement supprimée en 1803 et rattachée à celle de Yermenonville. Les habitants adressent une pétition au préfet et à l’évêque, demandant le rétablissement de l’église en église paroissiale. La municipalité propose de verser au desservant une somme de 300 francs de pension annuelle qui serait prise sur les revenus d’une partie de la pâture commune de la Voise. Celle-ci vient en effet d’être partagée entre les communes de Houx, Yermenonville, Mévoisins et Maintenon.

 

Des travaux de charpente, couverture, maçonnerie et « vitraux » sont engagés. Le clocher retrouve un coq.

A droite de l'église, l'ancien presbytère. Au premier plan, l'ancienne écurie. A l'arrière, le bâtiment d'habitation (gravure par Claude Sauvageot – vers 1855 – Archives diocésaines de Chartres)

Une lente renaissance

 

En 1822, sous l'impulsion du maire Louis Charles Legoy, la municipalité envisage de procéder à la restauration de l’intérieur de l’église. Les travaux prévoient notamment le rétablissement de l’autel, l’installation d’une barrière en bois entre le chœur et la nef, de stalles dans le chœur et de bancs dans la nef. On compte une nouvelle fois sur la mise en réserve d’une partie de la pâture de Voise pour financer l’opération.

Barrière de clôture du choeur - 1822

Le projet faisant l’objet d’une très vive opposition de la part des habitants du hameau de la Villeneuve, proches bénéficiaires du droit de pâture, ce n’est qu’en 1829 que l’église peut enfin être réouverte au culte, sans toutefois retrouver son rang d’église paroissiale.

 

En 1831, la commune acquiert la moitié de l’ancien presbytère. Cet achat a pour but de permettre la fourniture d’un logement au curé, au cas où la cure serait rétablie. Dans l’attente de cet événement, le bâtiment est affecté provisoirement à une salle de classe et à un logement pour l’instituteur.

Louis Charles Legoy (1788-1848), maire de Houx de 1814 à 1843

En 1837, le clocher est enfin doté de sa cloche. La dédicace de cette dernière indique que Louise Pierre a été bénite par Jean-Baptiste Maillard, curé de Yermenonville et de Houx et a eu pour parrain et marraine Jean Charles Alphonse Legoy et Marie Esther Legoy, fils et nièce du maire.  Le nom de Pierre Ambroise Pesnel, charron et adjoint au maire termine la dédicace, probablement à titre de marguillier de la fabrique. Elle a été fondue sur place par Louis Cancel, fondeur à Lavencourt (Haute-Marne). Le contrat indique que son poids s'élève à 375 kilogrammes.

Louise Pierre, lors du démontage du clocher en décembre 2008

La paroisse de Houx est finalement rétablie par ordonnance royale en 1845, mais demeure desservie par le curé de Yermenonville ou celui de Gas. Dès l'année suivante, la commune qui souhaite qu’un desservant en titre soit nommé, acquiert dans ce but la seconde partie de l’ancien presbytère. Dans l’attente, l’ancien bâtiment d’habitation sert désormais de classe et d’habitation à l’instituteur. L’ancienne écurie du curé devient la mairie.

 

 

L'Ecole ou l'Eglise

 

En 1866, la municipalité projette la construction d’un bâtiment neuf à usage de mairie et d'école dans le jardin de cette dernière. Cette opération doit permettre à l’ensemble des bâtiments de l’ancien presbytère de retrouver leur fonction d’origine. Dans l’attente d’une décision de l’évêché sur le rétablissement de la cure et devant le montant des dépenses à engager, le projet ne voit finalement pas le jour. En 1873, la commune décide de faire raser le bâtiment d'habitation de l’ancien presbytère, jugé vétuste et malcommode, afin de faire édifier à sa place l’actuelle mairie-école. L’évêque de Chartres proteste, indiquant qu’il n’a pas renoncé à doter l’église de Houx d’un desservant en titre. Les travaux sont réceptionnés en 1876.

Façade de la nouvelle mairie-école (1873-1876) (Archives départementales)

En 1912, l’ancien cimetière, pour sa partie désaffectée située devant l’église, est transformé en place publique. L’ancienne écurie qui servait de buanderie à l'instituteur est abattue et le mur de clôture sur lequel elle était appuyée est remplacé par une grille afin, selon le souhait de la municipalité, de mettre en valeur la nouvelle mairie-école. Une nouvelle buanderie, ainsi qu’un cellier à l’usage de l’instituteur, sont construits au  chevet de l’église.

L’église, la mairie-école et son jardin vers 1900

En 1945, la place de l'église présente sa physionomie actuelle. La maison Chicot, logement du bedeau sous l'ancien régime et sa grange sont acquises par la commune. Les bâtiments sont rasés, afin d’agrandir la place.

 

En 2008 et 2009, l'église de Houx a fait l'objet d'une opération de restauration complète, avec reconstruction du clocher et mise en place d'une voûte en berceau lambrissée. Elle a, à cette occasion, été ornée de vitraux d'art réalisés par l'entreprise Vitrail France (Le Mans) selon la technique du thermoformage, d'après des dessins d'Emmanuel Putanier.

Trois des 7 vitraux réalisés par E.Putannier (Vitrail France – Le Mans)

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